Transit astronomique (passage)





Le transit astronomique est un phénomène astronomique qui se produit lorsqu'un objet céleste s'intercale entre l'observateur et un autre objet. Le premier objet paraît alors se déplacer devant le deuxième.

Si la situation de l'observateur n'est pas précisée, ce dernier se trouve implicitement sur la Terre.

Le terme « transit » est utilisé dans les cas où l'objet le plus proche possède un diamètre apparent nettement plus petit que l'objet le plus lointain. Lorsque l'objet s'intercalant possède un diamètre angulaire plus grand que le deuxième, le phénomène est une occultation. Si l'observateur est plongé dans l'ombre de l'objet transitant, il s'agit d'une éclipse. Lorsque le diamètre angulaire du plus proche objet est plus petit mais néanmoins voisin du deuxième objet, on parle d'éclipse annulaire. Chacun de ces phénomènes sont les effets visibles d'une syzygie.

Un exemple de transit implique le déplacement d'une planète entre la Terre et le Soleil, ce qui ne peut se produire qu'avec Mercure ou Vénus. Cependant, depuis les planètes plus lointaines, comme Mars, la Terre peut transiter devant le Soleil.

Le terme peut désigner également le mouvement d'un satellite naturel devant la planète autour de laquelle il tourne, par exemple les satellites galiléens de Jupiter.

Un transit nécessite que trois objets célestes soient alignés. Il arrive plus rarement que quatre objets célestes le soient. Un tel cas s'est produit le 21 mars 1894 vers 23:00 UTC, lorsque Mercure transita devant le Soleil depuis Vénus et que Mercure et Vénus transitèrent devant le Soleil depuis Saturne.



Pendant un transit se produisent quatre « contacts », lorsque la circonférence de l'objet le plus petit touche celle de l'objet le plus grand en un point. Les contacts se produisent dans l'ordre suivant :

  • Premier contact : l'objet le plus petit est en dehors de l'objet le plus grand et se déplace vers l'intérieur de ce dernier.
  • Deuxième contact : l'objet le plus petit est totalement à l'intérieur de l'objet le plus grand et se déplace vers l'intérieur de ce dernier.
  • Troisième contact : l'objet le plus petit est totalement à l'intérieur de l'objet le plus grand, mais se déplace vers l'extérieur de ce dernier.
  • Quatrième contact : l'objet le plus petit est à l'extérieur de l'objet le plus grand et continue son déplacement vers l'extérieur de ce dernier.




Depuis la Terre, il n'est possible de visualiser un transit d'un objet du système solaire devant le Soleil que si celui-ci est situé en deçà de l'orbite terrestre. Du point de vue des planètes, seules Mercure et Vénus sont dans ce cas.

C'est néanmoins un phénomène rare, qui dans le cas de Vénus ne se produit jamais plus de deux fois par siècle, deux observations séparées d'environ 8 ans. Les derniers transits de Vénus devant le Soleil eurent lieu en 1874, 1882, le 8 juin 2004 et le 6 juin 2012. Le prochain aura lieu le 11 décembre 2117.

Mercure, plus proche du Soleil que Vénus, transite plus fréquemment entre la Terre et le Soleil : environ 13 fois par siècle. Les derniers transits eurent lieu le 15 novembre 1999, le 7 mai 2003 et le 8 novembre 2006 ; les prochains auront lieu les 9 mai 2016 et 11 novembre 2019.

Dans de rares cas, une planète peut transiter devant une autre, vue depuis la Terre. Le prochain phénomène de ce type se produira le 22 novembre 2065 vers 12:43 UTC, lorsque Vénus (proche de sa conjonction supérieure, avec un diamètre angulaire de 10,6") transitera devant Jupiter (avec un diamètre angulaire de 30,9"). Le transit s'effectuera cependant à 8° du Soleil et ne sera donc pas observable sans protection. Juste auparavant, Vénus occultera Ganymède, satellite de Jupiter, vers 11:24 UTC.

Entre 1700 et 2200, il ne se produira que 18 transits de planètes, depuis la Terre. De plus, il ne s'en produira aucun entre 1818 et 2065.



Transit astronomique


Par Silver Spoon — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21529286